Marc Le Rest

Bestiaires de mode, les tableaux de Marc Le Rest ornementent lions, girafes, chimpanzés et autres okapis de parures en dentelle.

Ces toiles s’attachent à retrouver l’alliance funambule, spécifique des portraits d’Europe du Nord du XVème, XVIème et XVIIème par des peintres tels Memling, Holbein, Dürer, Clouet, Dashort, Vaneyck, Van der Weyden, alliance entre un minimalisme formaliste dans la représentation du sujet et une application presque obsessionnelle et baroque à la figuration du détail dans les costumes.

Cette inspiration picturale revendiquée s’associe à une autre dans l’histoire de l’art, celle de la tradition de la peinture animalière, que ce soit la peinture de chasse de Snyders ou Van Aelst, celle de Catlin, de George Stubbs et de l’école anglaise, des miniaturistes tels Nicolas Robert ou des naturalistes comme Audubon et son héritier contemporain Walton Ford.

Les tableaux de Marc Le Rest s’organisent thématiquement comme des collections de mode, où le costume, débarrassé de la dictature du corps humain, et donc expurgé de tout signifiant et de toute tentation d’identification, peut s’amuser librement à adopter les formes qui lui chantent pour parer toutes sortes d’animalités et constituer ainsi, petit à petit, un « fashion zoo » singulier.